Dimanche 14 décembre 2008


Lorsque en 2005 nous avions initié sur l’ex forum d’art press le débat la peinture est toujours en mouvement dont on trouve des vestiges sur le forum de la figuration supra-naïve, nous nous étions vu rétorquer que la peinture c’était complètement ringard qu’il n’y avait plus rien à trouver et qu’elle était remplacée par l’image numérique.

 

Si l’image numérique devait officialiser la mort de la peinture, nul doute que j’aurais continué à  bouder tout logiciel d’image

 

 Et sans même y penser  je sui venue très progressivement à l’art numérique. Etant habituée à mettre une photo de peinture pour accompagner chaque note, je ne me voyais pas ouvrir un blog sur un autre thème qu’artistique et ne pas mettre d’image. C’est ainsi que j’ai commencé à créer des images numériques. Je dois dire que j’y ai pris goût. Ceci n’a rien à voir avec le plaisir de peindre qui engage intégralement le corps et qui  demande de travailler avec des matières qui une fois étalées   sur la surface à peindre trouvent leur plénitude dans leur rencontre avec ce support.

Dans tous les cas,  l’acte de peindre  met en rapport avec l’histoire de la peinture  que cette relation soit pleinement assumée ou au contraire  éludée.

 

Revendiquer une œuvre qui fait  suite  à l’histoire de la peinture rend hommage aux artistes qui ont précédés. Mais  nier s’inscrire  dans la logique de l’histoire n’empêche pas de s y référer  par  ignorance, par manque d’imagination  parfois même en revendiquant l’absence de nouveauté  ou le plus souvent en imitant des artistes du passé sans même  en avoir conscience . Dans tous les cas les références historiques existent. Il est donc impossible de peindre sans qu’ d’une façon ou de l’autre    l’histoire de la peinture ne ressurgisse et n’inscrive les artistes parfois à leur corps défendant dans les méandres de cette aventure artistique née au temps des cavernes.

Conscient du poids de l’histoire  le mieux pour les créateurs  est d’aller sur des chemins non balisés s’ils souhaitent apporter leur contribution..

 

Rien de tel avec l’image numérique. Quand je crée une image, je n’ai d’autre  souci que l’image que j’ai crée. Elle est sans concept et n’a d’autres prétention que de traduire l’émotion du moment ou de coller à l’atmosphère d’une note qu’elle habille. Il n’empêche que c’est plaisant et que je suis  contente de voir que la souris peut aussi s’adapter à mes états d’âme. Les deux démarches ne s’annulent pas, les images numériques étant pour moi anecdotiques.

Mais quand je pense à ceux qui me disaient que la peinture, c’était ringard par rapport à l’image numérique, il est bien évident que la démarche  du mouvement ‘« Conjonction est bien plus novatrice  que mes images numériques »qui sont essentiellement décoratives.

Il va sans  que si les peintures du mouvement « Conjonction » étaient exposées dans des bonnes conditions et se vendaient, je n’éprouverais pas le besoin de mettre en vente mes images numériques.

Mais il faut bien vivre du moins essayer de ne pas créer que pour le plaisir des yeux des internautes ce  qui ne nourrit pas l’artiste mais les fournisseurs d’accès Internet  et les entreprises qui commercialisent les  logiciels.

Comme je ne mélange pas les genres je ne les mettrais pas d’image numérique  autre que les photos ses peintures de Conjonctions  sur ce blog mais on peut les trouver  en cliquant sur les  albums photos sur mon autre blog : chaque exemplaire est signé de ma signature d’artiste et certifié unique.

Mais bien entendu, il n’est pas interdit d’acheter une peinture du mouvement Conjonction. Ce n’est pas le même prix ( on peut payer en trous ou quatre fois) mais si l’art devait  devenir une valeur refuge il est bien évident  qu’une peinture d’avant garde comme la notre  ne peut que prendre de la valeur.

Il ne reste  plus que les investisseurs cessent de spéculer sur n’importe quo mais ça ne va pas être facile !


Martina Charbonnel: 2008  " cible concentriques 16" 70x70 acrylque sur toile  

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Poursuivre l'histoire de la peinture
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Dimanche 16 novembre 2008


Pour être franche, je ne sais pas du tout ce que pense Obama de l'art contemporain pas plus que  de ses projets  par rapport aux artistes  si toutefois il en a . Il a déjà tant à faire qu 'il faudrait vraiment avoir été aux USA pendant la campagne électorale pour en avoir une petite idée.. Pourtant  comment nier l'influence des Etats Unis dans le monde de l'art ? Sur le plan artistique les années Bush se sont manifestées par cette forme d'anéantissement de la pensée  créatrice avec une tentative de retour à une peinture figurative ringarde après le 11 septembre 2001  comme si l'art contemporain y était pour quelque chose dans la destruction des tours. C'est aussi l'époque ou les plus grands musées américains se sont délesté d'ouevres de peintres qui   ont écrit l'histoire.( Destockage de l'histoire" )parmi lesquels  Chagal  Picasso Seurat et même Pollock. Pendant des années,  ils ont cherché à déconstruire  l'histoire . Pour installer quoi ? Une spéculation vertigineuse sur des œuvres  ce qui pour certaines pourrait s'expliquer par le rôle qu'elles ont pu jouer dans l'histoire quand d'autres sont des artistes inventés de toute pièces par les traders.

Le peuple américain vient de montrer qu'il souhaitait tourner cette page  qui ressemblait à ce que  certaines mouvances  de jeunes percevaient dès la fin des années 70   en  inscrivant leur nihilisme dans un  No future  vers lequel nous nous dirigions à grand pas.

Lemiracle Obama est que son éléction vient de réinventer un futur aux Etats Unis et à partir de là on peut penser que cahin caha  d'autres pays pourraient bien  suivre dont certains maladroitement  car en abordant l'histoire avec des gros sabots et des œillères  on est bien loin du rêve américain. .

Nous devons aux peintres  américains Newman, Kelly et Noland  le point de départ  de la réflexion du mouvement " Conjonction " . C'est dire l'importance qu'ils ont à nos yeux.

Il faut savoir qu'a une certaine époque les Etats Unis ont permis à bon nombre jeunes  artistes inventifs de se mener leurs recherches des C'est ainsi qu'ils ont  permis à des artistes  comme Stella , Newman , kelly, Noland, de Kooning ainsi que Pollock d'émerger avant   de faire acomplir aux Etats -Unis   la place maîtresse qu'ils occupent depuis dans le monde de l'art.. Le rêve américain c'était aussi de parier sur l'inventivité pour découvrir de nouvelles choses.

 

Et puis une chape de plomb s'est abattu sur l'art contemporain  à partir du milieu des années 80 Profitant de l'éclatement des  formes artistiques plastiques dans les années 60, des institutions se sont substituées à l'inventivité des artistes dans le seul but de la casser est d'arrêter le cours  l'histoire de l'art en formant  des générations d'artistes reproduisant ce qu'i avait pu être révolutionnaire dans les annéess 60 mais avait cessé d'être subversif à partir du moment où c'était imposé par les institutions.

Pour les gens en mal de repères ils sont allés jusqu'à  restaurer une peinture fade sans aucune recherche comme pour confirmer que la peinture ne pouvait rien inventer.

 Quand nous débattrions du mouvement en 2005 , nous nous Somes vus rétorquer  qu'en art il n'y a pas de progrès et qu'il n'y avait plus rien à rien inventer en peinture. C'est à peine croyable mais c'est ce que nous vivons depuis bientôt cinq ans que nous avons  annoncé le mouvement figuration supra-naïve précurseur de Conjonction. ; " Une culture qui ne se renouvelle pas est une culture barbare selon Michel Henry ". Faire croire que l'art contemporain est nouveau parce qu'il est choquant ( mierda and cie) est une imposture. Choquant n'a jamais été synonyme de nouveau.. Une culture qui brade les œuvres les musées, fait du Louvre une marque déposée exportable, compte sur ceux qui ont déstabilisé la bourse pour décréter ce qui est de l'art ou pas, maintient dans la misère  les artistes les plus inventifs, et  a tenté de  détruire l'idée  même  de l'artiste pour le mettre  au service de la mode ou de l'objet industriel, oui c'est une culture barbare. Cette absence  de projet contient en lui toutes les régressions et m^=me de toutes les barbaries..

 

Si Obama est le retour du possible, du rêve  la capacité pour l'humanité de créer  des projets  pour l'home ; alors oui l'art aura toute sa place et les artistes qui innovent s'inscriront dans la dynamique d'un monde en construction.

 

 

Cela parviendra t'il jusqu'au vieux monde ?  J'ai quelques doutes sur la capacité de la France de comprendre la  portée du retour de rêve. Restent les collectionneurs américains si certains voulaient marcher dans les pas de leurs prédécesseurs qui ont fait l'histoire de l'art.

 Encore faudrait-il sortir de ce nationalisme qui contribue à étioler la recherche   avec des nationalismes artistiques. L'art est universel. Les artistes d'un pays ne peuvent se  situer  sur le terrain de la compétition entre nations comme pour le sport car le champ du possible pour l'artiste  c'est la pensée.

 

 Martina Charbonnel 2008 cible concentrique 15 acrylque sur toile

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Poursuivre l'histoire de la peinture
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Samedi 8 novembre 2008


 

« Une cible étant une représentation en deux dimensions de l’effet tunnel pour passer de l’autre côté se pose la question d’en revenir. Pour cette raison le centre de la cible est transformé en épicentre qui est représenté par un ruban de « Möbius » légèrement torsadé ou uni par un fil en deux dimensions (sans la perspective). / Ainsi lorsqu’on se trouve sur l’épicentre, on en fait le tour qui nous place derrière la peinture ( entre la peinture et le support toile) un moment par un orifice pour en revenir tout naturellement en continuant notre trajet sur ce ruban de Möbius par l’autre orifice. Ainsi le regard exécute un aller retour de derrière la peinture par rapport au personnage impliqué dans la conjonction des passages au-dessus du format et à travers la toile . »

 

Le débat  avec des internautes :


A mon avis, figurer un retour, même avec l'aide et l'idée astucieuse  d'un ruban de möbius, atténue inutilement l'image forte de la traversée de la cible par effet tunnel...
"Entre la peinture et le support toile," c'est quand même obliger le regard à stagner en surface, alors que tout l'intérêt de conjonction c'est la projection de l'image de l'autre côté de la toile !
Pour la peinture de Martina, en tout cas, ça me parait impensable, car ses figures sont comme aspirées, dramatiquement, de l'autre côté, sans espoir de retour... Tandis que celles de Georges K. semblent à peine "vouloir" disparaître en s'attardant aux fruits de la terre et ses us et coutumes... ça ne m'étonne pas trop donc que cette idée ait germé en lui !
Pardon de vous parler ainsi mais c'est ce que je ressens sincèrement...
Cordialement
ML

Ecrit par : M.Larivière | 04.11.2008

Bonsoir ML

Tout d'abord nous vous félicitons de l'intelligence pointue qu'est la votre et qui permet de nous gratifier de la totale compréhension de notre démarche. Mais toute démarche s'accompagne de revendications c'est pour cela que nous battons (intellectuellement s'entend)

Tout mouvement qui s'arrêterait de s'interroger et de chercher dans le brouillard des solutions inconnues dans la peinture ( et pas seulement en peinture) s'arrêterait.
Or nous constatons que déjà les premières critiques arrivent : donc nous avons réussi à sortir le regardeur de son acceptation des concepts de notre précédente peinture que déjà nous avons eu un mal de chien à faire admettre (c'est d'ailleurs loin s'être acquis) . Donc, nous sommes tous ensemble en plein mouvement et lorsque les critiques sont aussi pertinentes c'est la fuite en avant.

Cordialement GK

Ecrit par : Mouvement "Conjonction" | 04.11.2008

Bonsoir

Merci ML pour cette réflexion aussi fine. J'ai bien aimé cette différence que tu fais entre nos deux façons d'exprimer la cible. C'est bien senti.

Dans la mesure où l'apport de G Koutsandréou ne contredit pas les principes énoncés dans " Conjonction ", il s'intègre dans le mouvement.

Cela signifie t'il que je me sente obligée de répercuter ce principe à ma peinture ? Je laisse venir mais l'idée de trouver les moyens de revenir après avoir été aspiré par l'effet tunnel peut rencontrer un écho chez moi mais rien ne dit que je serais tentée d'exprimer l'idée de retour de cette façon là. Ce sera peut-être autre chose.
Qui "aspire "à être dramatiquement aspiré par un effet tunnel dans espoir de retour ?
Il ya forcément des tâtonnements dans des recherches. je m'aperçois qu'au moment de mettre en ligne les albums photos j'ai un peu occulté les phases ayant amené les cibles comme ma série"rectangles " et les espèces de formes ovoïdes de Georges Koutsandréou.

Je pense à présent que c'est une erreur de ne pas les présenter parce qu'elles étaient insuffisamment abouties. Ces phases expliquent l'enchaînement des étapes d'une démarche et je pense que je consacrera une ou deux notes à ce propos.

Mais les explications de l'apport de ce ruban de möbius (en deux dimensions donc aplati avec certaines variations d'une peinture à l'autre) ne sont qu'embryonnaires et d'autres développements devraient bientôt suivre mais n'hésitez pas à poser des questions et à commenter ( en restant dans le sujet bien sûr ).

Amitiés
Ecrit par : Martina ( Charbonnel) | 04.11.2008


Bonjour Martina et Georges, je comprends l'intention, mais dans un premier temps je n'ai pas perçu le retour, je veux dire que le parcours du ruban (qui forme le symbole "infini") est rebouclé et donne l'impression de ne pas pouvoir en sortir, sauf si on le voit en quelque sorte comme un tremplin. Dans ce cas, on le considère en 3 dimensions comme un "grand huit".

Cordialement

Ecrit par : Nolats | 04.11.2008


Bonjour Nolats

A cause de la vitesse lumière ou s’en rapprochant, le ruban qu’au au départ vous imaginez en trois dimensions est aplati pour notre regard humain.
Donc lorsque le regardeur veut depuis son « intelligence immatérielle » ( sa pensée) se retrouver de l’autre côté, il doit emprunter ce ruban véhicule à ces vitesses astronomiques et se retrouvant de l’autre côté" il "( la pensée du regardeur ) ne voit pas seulement la face cachée de la peinture mais se retournant depuis derrière la peinture ( le ruban aplati), il peut aussi tourner sa vision en sens inverse vers la toile et par les pores de la toile, il peut voir l’infini. En se retournant vers la peinture il ( sa pensée ) il revient vers la cible.

Ceci nous permet de préciser que dans ce mouvement Conjonction les personnages( peints ou pas peints :-ceux de Martina Charbonnel ne le sont pas) sont au-delà de leur représentation plastique, la symbolisation du véhicule ( ou plutôt du conducteur du véhicule ) de la pensée : ce qui explique la dimension spatiale de cette peinture bien qu’elle soit toujours en deux dimensions .
G.K

Ecrit par : "Conjonction" | 05.11.2008


Bonjour Georges, merci de votre réponse. En effet, la question, avant de "re-sortir" de la toile, est de se retourner, ce qui est l'idée du ruban torsadé.
Récemment, nous avons été avec ma femme au Futuroscope de Poitiers. L'une des animations est un planétarium (ou plustot espaçorium), où une animation sur le dôme part du système solaire pour faire un "zoom arrière" dans la galaxie puis l'univers global. Ils ont eu l'idée d'un retour imaginaire via un "trou noir" qui accélère l'espace et le temps, ce à quoi me font penser les cibles concentriques. Je ne sais pas si vous lisez le blog d'Olivier, physicien de renom, qui expose les théories de la physiques et de la cosmologie. Etant de formation scientifique -mais très loin du niveau des savants dont parle Olivier-, je fais une passerelle entre ce qu'il expose et votre art, peut-être est-ce ce qui m'y rend plus spécifiquement sensible. Tous les chemins mènent à...

Cordialement à Martina et vous

Ecrit par : Nolats | 04.11.2008



 

Question qui n’a pas été posée  mais  anticipée par G.K :

 

Le fait de voir se qui se passe derrière  ne rappelle t’il pas la démarche des première toiles cubistes de Picasso qui disait que le cubisme permettait de voir  de face, de profil et l’arrière le tout en ; deus dimensions

 

 

 

 Réponse


Le  regard va derrière la peinture entre le ruban et la  toile (  rappelons qu’il ne s’agit pas du regard d’un point de vue rétinien mais du regard de la pensée )  il peut  se tourner  vers la toile et ainsi par les pores de la toile, voir  à travers tout en restant campé sur le support de l’arrière de la peinture entre l’arrière de la peinture et de la toile.

   Georges Koutsandréou  2008 robe imprimée 116x97

 

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Expliquer la peinture
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Dimanche 2 novembre 2008





En décrivant picturale ment les cibles à effet tunnel nous étions plutôt optimistes en envisageant la possibilité d’aller retour du "personnage" qui passait déjà de part et d’autre de la toile (en déclarant l’espace) et de l’autre côté de la toile par la cible ( effet tunnel en deux dimensions). Il manquait peut-être un petit quelque chose pour le retour et ce petit quelque chose est à présent dans la peinture de Georges Koutsandréou qui décrit ici sa découverte :

Explications  de Georges Koutsandréou :

« Une cible étant une représentation en deux dimensions de l’effet tunnel pour passer de l’autre côté se pose la question d’en revenir. Pour cette raison le centre de la cible est transformé en épicentre qui est représenté par un ruban de « Möbius » légèrement torsadé ou uni par un fil en deux dimensions (sans la perspective). / Ainsi lorsqu’on se trouve sur l’épicentre, on en fait le tour qui nous place derrière la peinture ( entre la peinture et le support toile) un moment par un orifice pour en revenir tout naturellement en continuant notre trajet sur ce ruban de Möbius par l’autre orifice. Ainsi le regard exécute un aller retour de derrière la peinture par rapport au personnage impliqué dans la conjonction des passages au-dessus du format et à travers la toile . »

Georges Koutsandréou 2008 " clarinette "  116x90 poussières d'acrylque sur toile

Par Georges Koutsandréou - Publié dans : Expliquer la peinture
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Samedi 25 octobre 2008


Avant d'aller plus loin dans l'analyse des nouveautés conceptuelles découvertes dernièrement par Georges Koutsandréou, rappelons en deux mots  que le mouvement " Conjonction " exprime un double passage de la forme hamanoïde en deux dimensions seulement. Cette notion de deux dimensions est fondamentale C'est en ce sens que ce mouvement est d'avant-garde . Si c'était pour le dire avec la perspective donc en trois dimensions , cette conjonction des passages n'aurait rien de bien nouveau.

Il y a un premier passage ou le " personnage " selon la formule que Barnett Newman appliquait à ses zips " " déclare l'espace sans le diviser " comme s'il passait " au dessus " de la toile, la déformation étant liée à la vitesse du passage . Cette première phase du mouvement était exprimée par le manifeste de la figuration supra-naïve 21 décembre 2004.
Ce mouvement s'est appelé " conjonction " à partir du moment ou par la cible ( qui est une représentation de l'effet tunnel en deux dimensions seulement) le personnage peut également passer au travers la toile.
 Dans les derniers développements de sa peinture de Georges Koutsandréou a placé un ruban de Möbius en guise d'épicentre de sa cible. Pourquoi cette cible à double sens ?

Voir toutes les explications sur le site  " CONJONCTION

Georges Koutsandréou " 2008"   oranger poussières d'acrylque sur toile

Par Martina Charbonnel et Georges Koutsandréou - Publié dans : Expliquer la peinture
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Mardi 14 octobre 2008

Traders en déroute passez- votre chemin ! Savez-vous seulement ce qu’est une ouvre d’art ?  Sans doute car vous pouvez vous dire qu’il y a un de vos anciens camarades  qui a plutôt  bien réussi je ne sais pas  si dans votre milieu on dit aussi «  camarade mais l’ami Jeff Koons ex golden boy a su se recycler avant la  dégringolade … ceci dit les petits  tchatcheurs  milliardaires  qui ont acheté ses dernières œuvres a un prix erxhorbitant ne sont pas près de les revendre plus cher et comme ils ont du paumer pas mal de pognon sur le reste, ils vont pas tarder à se retrouver dans la merde. Ah  quelques visionnaires ces artistes qui  mettent le caca à toutes les sauces en disant que c’est de l’art.

 

Trêve de plaisanterie   ! Il va falloir reprendre les choses au commencement et  changer de valeurs  de valeurs puisque le miracle de la spéculation outrancière, de la spéculation sur du vent a rencontré ses limites. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de traders lisent  ce blog. Ça va venir !  Un jour ils s’apercevront u’un PC ce n’est pas fait que pour jouer en bourse.

 

Acheter de l’art c’est parier sur l’homme parce que l’art est l’une des ses expressions  les plus abouties l a prometteuses aussi puisqu’elles dessinent des contours humains  à l’avenir.

Bien des gens trouvent  tout à fait  naturel de parier sur des chevaux et à paumer pas mal d’argent avec en se trouvant à la merci d’un favori  très misé qui préfère laisser la première  place à une femelle un peu moins cotée non pas par galanterie  car la noblesse de cet animal ne va pas jusque là  mais tout simplement parce qu’une fois la femelle devant lui, il peut fantasmer à loisir.

 

Investir dans l’art c’est un peu  plus chaleureux que de jouer en bourse et peut-être un peu plus sérieux que miser   de l’argent  sur la forme d’un animal et si le gain n’est pas garanti, il y a au moins la satisfaction  d’avoir l’œuvre chez soi.

 

Faut-il pour autant se contenter d’acheter ce que l’on trouve joli ou une œuvre pour laquelle on a un coup de cœur ?  C’est pour se faire plaisir et du même coup faire plaisir à l’artiste heureux élu, il ne faut   surtout pas se priver mais si le plaisir consiste  avant tout dans la satisfaction de ne s’être pas trompé à l’instar de  Wilhem Uhde collectionneur de  Séraphine Louis découvreur de Picasso et du Douanier Rousseau, il y a quelques questions à se poser avant d’acheter une peinture. C’est ce dont je parlerai la prochaine fois.

Une peinture d’avant garde n’est peut-être pas dans l’air du temps qui en matière d’avant garde continue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes alors que depuis Duchamp les urinoirs œuvres d’art et autre facéties de ce genre ont plus d’un siècle.

Une peinture d’avant-garde n’est peut-être pas dans le style de notre époque mais elle est dans le sens de l’Histoire. Même occultée, elle existe. L’ensemble de nos sites totalise plusieurs centaines de milliers de visites depuis 2005.

Une peinture historique est forcément porteuse à condition de ne pas s’imaginer spéculer avec trois mois plus tard. Il faut compter en moyenne dix ans


Martina Charbonnel  2008 " cible concentrique 12 acrylique sur toile

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Construire le mouvement avec des mécènes
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Jeudi 2 octobre 2008


Courrez-voir le film Séraphine de Martin Provost  ou la vie   de Séraphine Louis, servante inspirée par Dieu et  possédée par la peinture. Si vous êtes  sensible à l’art et   facilement bouleversé  par le tumulte au intérieur irrigue toute passion artistique et si vous pensez craquer devant le contraste saisissant entre la  gueuse  aux mains rougis par le nettoyage du linge et des sols et  l’artiste parlant aux arbres et traduisant le murmure  du végétal sur la toile, préparez vos mouchoirs , vos mouchoirs ! L’émotion ne m’a pas quitté de tout le film. J’hésite à dire que le jeu de Yolande Moreau y est pour beaucoup car je n’ai pas vu Yolande Moreau. Je n’ai vu que  Séraphine qui crevait l’écran ; je ne sais si c’est la comédienne qui a prêté son immense talent à la peintre  ou c’est la servante artiste qui habitait Yolande Moreau mais qu_ final il n’y a plus que Séraphine et sa peinture.

Mais plus que le personnage de Séraphine c’est celui de Wilhem Uhde qui a retenu mon attention. La force créatrice de l’artiste m’est familière. Le contraste entre l’écrasement social de l’artiste et le feu sacré qui anime sa vocation est aussi quelque chose que je connais trop bien pour en être étonnée.

Mais que sait-on de la spiritualité du collectionneur allemand qui sait voir au -delà des railleries des gens qui prennent pour des croûtes un grand art  Wilhem Uhde a été le premier acheteur de Picasso  et le découvreur du Douanier Rousseau. Lorsqu’il expose ce   dernier à Paris avant la Première guerre mondiale, sa sœur est le seul visiteur du garage loué près des Invalides pour en faire une galerie. C’est parce que Séraphine  Louis a fait le ménage dans sa chambre que  son œuvre est connue aujourd’hui dans le monde entier.

 Il ne croit pas en Dieu mais il sait qu’il a une âme.. Les âmes  de vrais  mécènes sont aujourd’hui si rares que je me demande  si ce sont pas  eux  les véritables passeurs.

En ces temps de crises boursière, j’étais tentée d’écrire que l’art est une valeur refuge quand les actions chutent.

Le seul problème est que lorsque l’on regarde d’un peu trop près les cotations en Bourse, il y a peu de chance pour que l’on puisse saisir spirituellement la vérité d’une œuvre d’art.

Certains diront que ce genre de collectionneur inspiré appartient au passé. C’est bien,  là tout le drame.

Après la supposés mort de l’art et la merde qui fait glousser le public des galeries parisiennes, il faudra bien reprendre le fil de l’histoire là où les institutions l’ont délibérément cassé.

Parce que l’art est d’essence spirituelle, il ne peut mourir tant qu’il y aura  des homes sur terre  la peinture l’accompagnera.

Séraphine être frustre autant que lumineux incarne cette vocation qui  se déploie où on l’attend le moins.

 

 

J’ai vu Séraphine. Je n’ai pas pu m’ennuyer parc que l’émotion était présente du début à la fin. Je croyais admirer le jeu de Yolande Moreau mais j’ai oublié Yolande Moreau car il n’y avait plus que Séraphine. Est-ce la comédienne qui  transcende de son immense présence l’artiste peintre ou est-ce Séraphine qui habite  l’actrice. Je ne me suis pas posé la question  mais le résultat  est que ce personnage crève l’écran.

 

 Il  y a aussi une esthétique dans les prises de vue. La dernière séquence avec l’arbre isolé  en  lequel on sent une des dernières communions de Séraphine est à la fois  forte  et sobre. Mais en tant qu’artiste j’ai été captivée par  l’oiseau rare que tout artiste rêve de croiser un jour ; un collectionneur, un vrai. L’homme qui a  acheté la peinture de Picasso et découvert le Douanier Rousseau ne pouvait passer à côté  de Séraphine Louis. Il disait  ne pas croire en Dieu mais il avait une âme : Je me demande si une âme de mécène (dans le sens  de découvreur d’artistes inconnus)  n’est pas une plus grande âme qu’une âme d’artiste peut-être parce que c’est beaucoup plus rare.

 C’est ce regard qui implique le cœur et l’esprit autan t que les yeux qui manque le plus aux artistes d’aujourd’hui..

J’ai adoré ce film.  Au vu du nombre  important de personnes  dans la salle à une heure creuse, il  devrait connaître le succès qu’il mérite.


Martina Charbonnel   2008  cible concentrique 10 

Par Martina Charbonnel
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Mercredi 10 septembre 2008

 

Non Jeff t’es pas tout seul.  T’as plein de copains Jeff .Tes potes s’appellent Pinault, Aillagon. Tous les milliardaires de la planète sont kitsch à en mourir ou plutôt à en  laisser mourir les artistes.

«  Non Jeff t’es pas tout seul mais arrête  de pleurer  parce qu’une trois quart putain t’a claqué dans les mains ».

Oui je sais que t’as pas vraiment pleuré. T’as  préféré faire du blé avec ta relation kistch. La Cicciolina  kitschisée pour l’éternité qui restera grâce à toi presque aussi célèbre que l’urinoir de Duchamp !

Ça c’était du grand art !

 

Les traders sont à l’œuvre  Tant pis pour les artistes. Il ne reste que des ilôts de résistance sur le net.

 

Il est des moments où Versailles se redonne des allures de 1789 ou plutôt des temps qui l’ont précédé…..

Martina Charbonnel   2008 cible concentrique 5 acrylique sur toile

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Satiriser
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Lundi 28 avril 2008








Il existe deux façons  de faire barrage à un mouvement en peinture  comme CONJONCTION. La première,  la plus classique,  relativement efficace  (si l’on ne tient pas compte d’Internet)  est de faire comme si ce mouvement n’existait pas.  Tout le monde sait  qu’il  faut des gros sous pour imposer son art quelque en soit la pertinence..  Pour reprendre l’expression de  Buren, l’avant garde travaille en sous- sol depuis des années : la marginalité  qui accompagne l’authentique recherche n’amène pas de bien grandes ressources financières : C’est pourquoi la création de pointe devrait pouvoir s’appuyer sur le  mécénat public ou privé . Or depuis trois ans d’intense présence sur le net y compris sur  les défunts forums d’art contemporain institutionnels, le petit monde de la Culture continue à faire comme si CONJONCTION ( pourtant connu par des internautes du monde entier) n’existait pas.

 

 

La deuxième façon de faire barrage à un mouvement  semble plus  élégante mais nettement plus risquée pour ceux qui s’y essaient Elle consiste à prendre brusquement  conscience qu’il existe deux artistes Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel dont les démarches picturales présentent quelques intérêts, en tant que telles  mais en ignorant superbement que depuis bientôt  quatre ans elles s’articulent autour d’un même  mouvement d’abord appelé figuration supra-naïve ( fin 2004) puis Conjonction  (depuis octobre 2007).  Elles sont indissociables et ne s’expliquent que par les  concepts du mouvement qui les mettent en résonance mutuelle.

Il va sans dire que la tentative d’isoler nos deux démarches à a  déjà été tentée en 2005, 2006 sur les forums d’Art Press  et du forum du Palais de ToKyo par Olivier Soares farouche détracteur du mouvement qui affichait un vague intérêt   à ma technique de poussières au nom d’ un certain style en   ne comprenant visiblement rien aux concepts et massacrant   excessivement celle de Martina Charbonnel dont il supportait mal l’ autorité dans sa façon de défendre  la figuration supra-naïve. La mauvaise foi de ses affirmations était telle qu’elles en devenaient  grotesques mais il nous avait déjà expliqué par ailleurs qu’à présent  c’était l’objectif de l’appareil photo qui  devenait l’outil de la peinture. Tout un programme !

 

Depuis,  Martina Charbonnel  et moi-même avions eu droit aux mêmes traitements. Les mêmes soutiens des quelques  personnes qui ont compris les concepts de CONJONCTION (ex supra-naïve) mais d’une façon plus générale, la même indifférence.

 

Hier,  j’ai  reçu un courrier d’un universitaire dont j’ai déjà oublié le nom. C’est mieux pour lui. Plus tard il me remerciera peut-être d’avoir eu l’indulgence de ne pas  de le citer. Il m’annonçait la mise  en ligne sur le net d’un texte ressemblant à une critique   évoquant ma a démarche picturale  passée dont il ne sait à vrai dire pas grand chose jusqu’à évoquer     ce  qu’il nomme  « le  supra-naïvisme »  sans pour le moins du monde le rattacher  au mouvement qui  ne s’est jamais appelé comme ça  (nous ne voulions  surtout plus de mot en « isme « )   qui je le rappelle est  une démarche collective  conçue et proclamée avec Martina Charbonnel.

 

Je  n’ai rien contre quelques envolées littéraires sur ma peinture mais si  un texte se veut rétrospectif de ma démarche   la moindre des choses est de  partir de son point d’aboutissement qui est le mouvement Conjonction : (ex  figuration supra-naïve). Toute autre  façon autre de la  présenter à partir d’éléments  descriptifs trouvés sur ancien  site  (qui n’en montre d’ailleurs pas  les images) est  à côté de la plaque, de mauvaise foi ou carrément révisionniste.

 

Si je ne renie aucune des  étapes de recherche qui ont abouti à  ma préoccupation et ma participation active à la définition des concepts de  ce mouvement,  il est bien entendu    qu’elles sont sans commune mesure avec ce principe  essentiel de la double conjonction des passages  au-dessus du format et à travers la Toile par l’effet cible.

 

Or ces concepts sont indissociables des travaux menés avec  Martina Charbonnel. La dernière étape du mouvement qui a abouti, à le débaptiser pour l’appeler CONJONCTION est directement issue de sa série « rectangles » fin 2006 qui nous a apporté  un autre regard sur «  le passage » et entraîné la  réflexion sur les cibles que j’ai appliquées à ma peinture. Occulter ce principe fondateur et inédit d’un mouvement pictural est une façon insidieuse mais plutôt maladroite de retirer la sève de mes travaux et  de nier la notion de mouvement.

Car c’est  bien ça qui dérange actuellement. Notre époque est  toujours interdite de mouvement en peinture  surtout pour ne pas ridiculiser les experts  qui avaient annoncé qu’il ne pourrait plus y en avoir.

 

Que certains soient près à  s’intéresser à ma peinture  pour  cacher ce mouvement qu’ils ne veulent pas voir est pour le moins suspect. Il est hors de question que j’accepte un jour de  me faire connaître sans le mouvement  CONJONCTION  et donc sans Martina Charbonnel qui a si activement contribué tant à son élaboration que  la défense de ces concepts. Je ne vendrai pas mon royaume  pour un plat de lentilles.

 

Par contre,  si des personnes  adhèrent à ce point à ma façon de peindre, rien en les empêche d’acheter mes peintures.  Rien  ne les oblige à acheter celles de Martina Charbonnel ! Qu’ils sachent cependant  que si ses achats s’avèrent un jour être un bon placement,  c’est uniquement parce qu’elles font partie du premier mouvement en peinture significatif du 21 e  siècle et qu’un mouvement, ça ne se fait pas tout seul.

 

Curieux qu’avant même d’être reconnu, CONJONCTION subisse déjà des tentatives révisionnistes. C’est plutôt flatteur car seul ce qui est important et gênant,   attire les théories révisionnistes. C’est précisément  parce que ce mouvement dérange qu’il faut le continuer.  S’il y a déjà du révisionnisme, il faut donc croire  que CONJONCTION   ou du moins la figuration supra-naïve à laquelle elle fait suite serait déjà entrée  dans l’Histoire…

2007 Saint Georges terrasssant le dragon  acrylique sur toile 81x65

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Démystifier
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Mardi 8 avril 2008


Le ras le bol de Fred Forest dans sa lettre ouverte au Président de la République peut-il relayer les cris de tous les  plasticiens y compris les artistes gueux ? Voyons d’abord l’extrait qui concerne l’art :

 

« Nous artistes, nous avons besoin de faire du sens dans un monde en crise. Pour cela nous avons besoin de transparence, de responsables nouveaux à l'intérieur des institutions culturelles, qui ne soient pas liées au système antérieur, choisis en dehors de mafias et des réseaux institués, qui depuis des décennies sévissent dans les rouages de décision de l'Etat, pratiquant l'arbitraire, le copinage et la concussion.
Nous sommes décidés à agir en dehors de tout clivage politique, générationnel, esprit de chapelle, réseaux d'influence institués. C'est notre pari. Nous avons pour nous, notre imagination, notre détermination, notre maîtrise de la communication électronique dans un contexte en mutation avec l'intention de redonner à la France la vigueur, le rayonnement, la créativité, et une représentation internationale, digne du rôle qu'elle a joué dans le passé.

Le temps de l'action est maintenant arrivé. Il faut inventer un temps nouveau avec des hommes nouveaux qui n'ont rien à voir avec les prébendes et les cabales mondaines. Il faudra compter sur nous, au moment où nous changeons de culture dans une mutation qui va, pour le meilleur et pour le pire, tout remettre en cause. Le pire est déjà là, gangrenant le tissu social et de nos cortex. Nous croyons au meilleur, et notre utopie pour un l'art du sens, va consister à donner du sens à l'art.
Les artistes ne seront plus jamais des hommes et femmes d'affaires, des courtisans intéressés et cyniques, des boutiquiers, des faire-valoir, des fous du roi, des décorateurs d'appartements de luxe, des amuseurs de galerie (au sens propre et figuré)
Je vous le promets, Monsieur le Président, les artistes ne se considèrent plus à partir d'aujourd'hui comme des assistés, mais comme des opérateurs du sens dans une société qui fout le camp de tous les côtés et dans laquelle ils vont AGIR. Notre imagination va devenir opérationnelle dans le champ social et celui du contexte idéologique. Il faudra compter désormais aussi sur nous qu'on se le dise »

 

 

extrait d’une longue lettre ouverte de Fred Forest au président de la république :

 


RAS-LE-BOL POUR LES NOMINATIONS COMME POUR LE RESTE que vous trouverez en suivant ce lien.

http://www.fredforest.org/book/php/fr/news_fr/show_newsfr.php

 

Ce texte appelle cependant quelques commentaires :

 

Si je me réjouis que les artistes soient disposés à se  faire entendre en dehors de tout clivage politique générationnel ou esprit de chapelle, je ne peux m’empêcher de songer avec amertume de certains e écrits de  Fred Forest qui au nom des technologies numériques para participé à l’enterrement en grande pompe de la peinture. Tous ensemble, maintenant ? on devient tous copains ? Faut dire que ceux qui voulaient en découdre avec la peinture pour le plus grand plaisir des institutions n’avaient pas compris que le but ultime visé était bel et bien la mort de l’art,  la fin programmée  des artistes et le remplacement de l’art  par la pub, la mode le désign et l’art industriel, bref tout ce qui sert l’économie de marché. Aujourd’hui ce cri de Fred Forest montre que le danger  est imminent !Il est même déjà trop tard !

Alors peut-être qu’il va falloir apprendre à nous battre ensemble. Les gâtés d’hier vont rejoindre les artistes qui n sont depuis belle lurette dans la précarité et le néant..

Je  ne sais pas quels artistes ont pu être des assistés ? Quelle proportion a profité des largesses des commandes publiques. Pas moi en tout cas. Je ne crains pas la transparence.

Je peux dire ce que j’ai touché du Ministère de la Culture en plus de vingt ans de pratique artistique/ une fois 500O Franc en 2000  au titre de la prime exceptionnelle pour artistes miséreux et une autre fois cette même prime exceptionnelle réduite en peau de chagrin avec le passage à l’euro   175€ en 200 2soit  une demi part parce que mon conjoint et moi ne formons qu’une seule personne pour l’administration.

 Allez tous ensemble, tous ensemble ! Camarades, nantis d’hier rejoignez-les artistes gueux ! 


Martina Charbonnel 2007 cible 25  81x85 acrylique sur toile 

Par Martina Charbonnel - Publié dans : Résister
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