Lorsque en 2005 nous avions initié sur l’ex forum d’art press le débat la peinture est toujours en mouvement dont on trouve des vestiges sur le forum de la figuration supra-naïve, nous nous étions vu rétorquer que la peinture c’était complètement ringard qu’il n’y avait plus rien à trouver et qu’elle était remplacée par l’image numérique.
Si l’image numérique devait officialiser la mort de la peinture, nul doute que j’aurais continué à bouder tout logiciel d’image
Et sans même y penser je sui venue très progressivement à l’art numérique. Etant habituée à mettre une photo de peinture pour accompagner chaque note, je ne me voyais pas ouvrir un blog sur un autre thème qu’artistique et ne pas mettre d’image. C’est ainsi que j’ai commencé à créer des images numériques. Je dois dire que j’y ai pris goût. Ceci n’a rien à voir avec le plaisir de peindre qui engage intégralement le corps et qui demande de travailler avec des matières qui une fois étalées sur la surface à peindre trouvent leur plénitude dans leur rencontre avec ce support.
Dans tous les cas, l’acte de peindre met en rapport avec l’histoire de la peinture que cette relation soit pleinement assumée ou au contraire éludée.
Revendiquer une œuvre qui fait suite à l’histoire de la peinture rend hommage aux artistes qui ont précédés. Mais nier s’inscrire dans la logique de l’histoire n’empêche pas de s y référer par ignorance, par manque d’imagination parfois même en revendiquant l’absence de nouveauté ou le plus souvent en imitant des artistes du passé sans même en avoir conscience . Dans tous les cas les références historiques existent. Il est donc impossible de peindre sans qu’ d’une façon ou de l’autre l’histoire de la peinture ne ressurgisse et n’inscrive les artistes parfois à leur corps défendant dans les méandres de cette aventure artistique née au temps des cavernes.
Conscient du poids de l’histoire le mieux pour les créateurs est d’aller sur des chemins non balisés s’ils souhaitent apporter leur contribution..
Rien de tel avec l’image numérique. Quand je crée une image, je n’ai d’autre souci que l’image que j’ai crée. Elle est sans concept et n’a d’autres prétention que de traduire l’émotion du moment ou de coller à l’atmosphère d’une note qu’elle habille. Il n’empêche que c’est plaisant et que je suis contente de voir que la souris peut aussi s’adapter à mes états d’âme. Les deux démarches ne s’annulent pas, les images numériques étant pour moi anecdotiques.
Mais quand je pense à ceux qui me disaient que la peinture, c’était ringard par rapport à l’image numérique, il est bien évident que la démarche du mouvement ‘« Conjonction est bien plus novatrice que mes images numériques »qui sont essentiellement décoratives.
Il va sans que si les peintures du mouvement « Conjonction » étaient exposées dans des bonnes conditions et se vendaient, je n’éprouverais pas le besoin de mettre en vente mes images numériques.
Mais il faut bien vivre du moins essayer de ne pas créer que pour le plaisir des yeux des internautes ce qui ne nourrit pas l’artiste mais les fournisseurs d’accès Internet et les entreprises qui commercialisent les logiciels.
Comme je ne mélange pas les genres je ne les mettrais pas d’image numérique autre que les photos ses peintures de Conjonctions sur ce blog mais on peut les trouver en cliquant sur les albums photos sur mon autre blog : chaque exemplaire est signé de ma signature d’artiste et certifié unique.
Mais bien entendu, il n’est pas interdit d’acheter une peinture du mouvement Conjonction. Ce n’est pas le même prix ( on peut payer en trous ou quatre fois) mais si l’art devait devenir une valeur refuge il est bien évident qu’une peinture d’avant garde comme la notre ne peut que prendre de la valeur.
Il ne reste plus que les investisseurs cessent de
spéculer sur n’importe quo mais ça ne va pas être facile !
Martina Charbonnel: 2008 " cible concentriques 16" 70x70 acrylque sur toile
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